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Zazou
Représentations à Szeged : 13 et 14 août 2004.
Comédie musicale sur des chansons parisiennes des années 40
Première : 14 novembre 2003, Paris
Écrit et mis en scène par Jérôme Savary
Direction musicale : Gérard Daguerre
Costumes: Michel Dussarrat
Lumières : Alain Poisson
Son : Olivier « Aldo » Pedron
Chorégraphie : Jean Moussy
Assistante à la chorégraphie: Laurence Roussarie
Collaboration artistique: Léonidas Strapatsakis
Assistant à la mise en scène: Olivier Podesta
Distribution:
Zazou: Nina Savary
Jean: Alexandre Bonstein
Raymond: Jérôme Savary
Simone: Mona Heftre
Boris: Hervé Pauchon
Le G.I.: Allen Hoïst
Romuald: Antonin Maurel
Petit-Louis: Laurent Delvert
L’oncle Léon: François Borysse
Astrid: Cécile Haas
Zazie: Alexandra Sarramona
Jeune fille du Pam-Pam: Caroline Cottier
Gros-Bertrant: Jean-Luc Geoffroy
Danseurs :
Michel Casajus, Jérémie Champagne, Leslie Dzierla, Sarah Filc, Serge Le Borgne, Amélie Munier
Musiciens :
Gérard Daguerre (piano), Christian Orante (batterie), Bernard Teissier (basse), Didier Sutton (percussions), Antoine Russo et Michel Bos (trompettes), Gérard Niobey (guitare), Michael Joussein (trombone), Jean-Luc Pagni (trombone, banjo, flûte), Stéphane Chausse (saxo ténor, clarinette), Pierre Blanchard (violon), Allen Hoïst (saxo alto)
Sur l’œuvre :
« Zazou » n’est pas un spectacle sur les zazous mais l’histoire d’une génération qui commença par être zazoue pendant l’Occupation, puis à la Libération troqua la veste large, le parapluie et le faux col pour la chemise rouge à carreaux noirs, le pantalon de toile et les baskets du rat de cave de Saint-Germain-des-Prés. Quand j’étais enfant au début des années cinquante, j’entendais souvent, et jusqu’au fond de nos campagnes, ce jugement définitif et sans appel « c’est un zazou ! ». Il s’appliquait à tout individu un tant soit peu excentrique : une veste trop voyante, les cheveux un peu trop longs et hop ! vous n’y échappiez pas, vous étiez zazou ! En fait au fil des ans on oublia l’origine du mot, puis il tomba en désuétude.
Voilà des jeunes, presque des enfants, qui sont nés après le déluge, la guerre 14-18, qu’ils n’ont donc pas faite, et qu’on plonge dans un nouveau cataclysme où ils n’ont pas la moindre part de responsabilité puisqu’ils ne peuvent encore voter ni faire la guerre. Triste cadeau offert par leurs parents, au printemps de la vie. Et tandis que la France des adultes s’enfonce dans la honte et la résignation (la majorité tout du moins), les zazous tentent d’y échapper.
Comme les hippies protestaient contre la guerre du Vietnam en s’envolant vers des nirvanas aléatoires, les zazous montraient leur refus d’un monde qui n’était pas le leur en s’habillant comme des clowns alors qu’autour d’eux tout était gris, en écoutant le swing venu d’Amérique : musique rythmée, comme l’étaient les marches militaires, à la différence près que l’une « balance » quand l’autre écrase et que les claquettes remplacent dans l’une le bruit de bottes de l’autre.
A travers une histoire d’amour simple de 1943, l’œuvre évoque l’héritage musical et littéraire riche propre d’une époque passionnante, d’un quartier légendaire et de la « jeunesse zazoue ».

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