Marc-Antoine Charpentier:
Trois Histoires Sacrées
Une coproduction du Centre de musique baroque de Versailles et du Bureau de production et de presse Armel
Création mondiale:
le 6 décembre 2005, Château de Versailles, Chapelle royale
Première hongroise dans le cadre du Festival de Printemps de Budapest :
les 20 et 21 mars 2006, Budapest, Théâtre Thália
Mors Saulis et Jonathae H403
Dialogus inter angelos et pastores H420
Caedes sanctorum Innocentium H411
Avec:
Les Pages et les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles
Savaria Baroque Orchestra (directeur musical : Pál Németh)
Clavecin : Fabien Armengaud
Orgue : Frédéric Desenclos
Solistes:
Cyril Auvity, haute-contre
Jean-Francois Novelli, taille
Marc Labonnette, basse-taille
Solistes danseurs :
Krisztián Gergye
Csongor Szabó
Ádám Zambrzycki
Chorégraphe: Françoise Denieau
Création lumière: Daniel Brochier
Direction: Olivier Schneebeli
Mise en scène : Róbert Alföldi
Le Château royal de Versailles garda, durant des siècles, son éclat et sa domination dans l’art baroque. Le Château organise tous les ans son festival avec la participation des meilleurs interprètes de la musique baroque, mais c’est la première fois qu’il coproduit un opéra avec un partenaire étranger. C’est la Hongrie et ses artistes qui sont ainsi honorés : en décembre 2005, ils ont présenté avec des artistes français les Trois histoires sacrées du compositeur baroque Marc-Antoine Charpentier (1643-1704) au Château de Versailles, lieu de représentation du Roi-Soleil.
Cette coproduction a été préparée par des travaux de recherche à Versailles et à Budapest durant deux années. L’œuvre récemment découverte et restaurée par le centre de recherche baroque est interprétée par les solistes et les Pages et les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles et l’orchestre hongrois de leur choix sous la direction d’Olivier Schneebeli, directeur musical de ce Centre de renommée mondiale, institution unique de recherche, d’enseignement et de productions musicales.
Le travail artistique collectif a duré près d’un an et demi et abouti à la création mondiale de la pièce au 21e siècle. Le Château de Versailles a choisi pour ce projet un jeune metteur en scène hongrois qui avait déjà fait ses preuves. Il s’agit de Róbert Alföldi, connu pour son approche dynamique et très contemporaine et apprécié pour l’actualité de son art. Alföldi a travaillé un an et demi avec la chorégraphe et le chef d’orchestre français.
Trois danseurs solistes hongrois ont eu également l’occasion de participer à cette coproduction d’envergure et de vivre cette expérience au Château de Versailles, haut-lieu du baroque.
Les Œuvres:
Mors Saülis et Jonathae (La mort de Saül et de Jonathas) est, en quelque sorte, le condensé de la tragédie portant le même titre (un peu ce qu’une nouvelle peut être à un roman). Cet oratorio ne le cède en rien à la tragédie de 1688, pour ce qui est de la perfection formelle, de la beauté musicale, du pathétique des situations. Cette histoire compose la première partie du spectacle.
En guise de transition, de rupture aussi, sera donné le Dialogus inter angelus et pastores (Dialogue entre l’ange et le berger) l’une des nombreuses pastorales de Noël composées par le musicien des Jésuites tant en français qu’en latin. Œuvre toute en lumière, de tendresse et de joie. Enfin, suite logique à cette pastorale mais aussi retour à l’atmosphère « d’effroi et de piété » créée par le premier oratorio, le Caedes sanctorum Innocentium (Le Massacre des Saints Innocents) l’une des histoires sacrées les plus impressionnantes de notre musicien. avec le double chœur tragique où les cris et les lamentations des Mères font écho aux vociférations féroces d’Hérode et de ses terreurs …
Les enfants (Les Pages) et les adultes (les Chantres) participent ensemble à la représentation comme dans la tragédie David et Jonathas qui avait été autrefois interprétée conjointement par de jeunes étudiants jésuites et des artistes professionnels.

Photos: Eszter Gordon

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